six livres qui font du bien à (re)lire pendant ce semi confinement
Ce Ramadan 2021 a une saveur spéciale, le couvre feu empêche de sortir comme nous étions habitués à le faire après le ftour. les cafés sont fermés, donc les traditionnelles séance cartes entre amis et autres activités sont à reléguer aux oubliettes… Voici six ouvrages qui vous permettront de vous aérer l’esprit sans sortir de chez vous.
Selon une étude réalisée par l’université de Sussex, la lecture est le moyen le plus efficace de lutter contre le stress: lire un livre serait plus effectif que de boire une tasse de thé ou que de faire une promenade. L’explication est simple: se plonger dans une histoire et se laisser prendre par celle-ci permet d’échapper aux soucis du quotidien.
« Le Discours », de Fabrice Caro
On l’a peut-être déjà oublié, en ces temps confinés, mais un dîner de famille peut virer au calvaire. Entre le bruit insupportable de la fourchette de son beau-frère Ludo, les conversations sur le chauffage hors-sol et les questions de sa mère, sans oublier le gratin dauphinois dont les tranches de pommes de terre évoquent « l’inéluctable délitement de la passion amoureuse », Adrien a connu meilleure période dans sa vie.

« Le Père Porcher », de Terry Pratchett
Imaginez une planète plate comme une pizza, portée par quatre éléphants géants, eux-mêmes établis sur le dos d’une gigantesque tortue voyageant dans l’espace. Ajoutez une bonne dose de magie et un humour absurde digne des Monty Python : vous obtenez l’univers délirant de la série Les Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett.

« La Vie mode d’emploi », de Georges Perec
Parfaite lecture pour le confinement que ce prodigieux roman qui se déroule entièrement entre les murs d’un immeuble parisien. Ses habitants « se barricadent dans leurs parties privatives – puisque c’est comme cela que ça s’appelle – et ils aimeraient bien que rien n’en sorte », écrit Perec dès le premier chapitre. Mais tout sort, évidemment, grâce à l’écrivain qui retire la façade et, pièce après pièce, raconte les mille et une vies qui s’y jouent : le bijoutier assassiné trois fois, la dame qui s’invente des nièces, le violoniste jaloux, l’homme qui raye les mots… J’ai beau l’avoir parcouru en tous sens, ce livre m’époustoufle encore à chaque fois.

« Saga », de Tonino Benacquista
Quatre scénaristes désœuvrés sont recrutés par une chaîne de télévision pour écrire un feuilleton, destiné à remplir les quotas de production française et diffusé à 4 heures du matin. Le tout avec un seul décor, des acteurs sous-payés et même pas de bouts de ficelle. Mais ils ont carte blanche pour imaginer cette série que personne n’est censé regarder.

« Pour un oui ou pour un non », de Nathalie Sarraute

« Le Cœur cousu », de Carole Martinez
Entre roman initiatique et fable merveilleuse, ce premier livre de Carole Martinez est servi par une plume fine. Soledad y conte la vie baladée de Frasquita, sa mère, née dans un village du sud de l’Espagne d’une lignée de femmes qui se transmettent, de génération en génération, une mystérieuse boîte de couture. Par une magie délicate, proche de celle des romans de Gabriel Garcia Marquez, elle recoud les êtres et les âmes.







